HISTOIRE D’UN CYCLE

7e ÉDITION, 7 ANS DÉJÀ ! LA FIN D’UN CYCLE

Je ne sais pas si vous savez, mais la vie humaine est faite de cycles. L’existence est parsemée de grands rendez-vous avec des situations, des êtres et des événements dramatiques ou joyeux, qui demeurent souvent un mystère. 7 ans, c’est un cycle de la vie. Et chaque cycle est divisé en sept cycles d’une année chacun. Donc, je vous propose de faire un état des lieux du festival en rapport avec les cycles et vous allez voir qu’il y a des correspondances assez troublantes.

1ère année : « C’est l’impulsion de départ dans ce que l’on recherche ». 2010, 1re édition du festival, on veut faire découvrir le court-métrage aux jovaciens. Oui, ça correspond bien.

2e année : « Il y a souvent des chaos émotionnels, de nouvelles directions à choisir, des conflits psychologiques, des problèmes financiers ». Oui, alors, est-ce qu’on a bien fait de se lancer dans ce projet et de le renouveler, qu’est-ce qu’on peut leur proposer de nouveau, le public sera-t-il au rendez-vous, euh… l’argent, oui. Tout le monde a compris. Décidément, ça marche bien ce truc ! Dites-moi, je pense à complètement autre chose, est-ce que j’ai salué nos partenaires ? Non ? Eh bien, je salue La Banque populaire et… La Banque populaire, merci pour eux.

3e année : « Il faut extérioriser le résultat des deux premières années, rendre une pulsion plus nette aux pulsions du cycle, se donner les moyens d’aller de l’avant. Quelque chose nous pousse en avant ». C’est vrai, on a voulu continuer dans cette direction et proposer toujours autant de films originaux, novateurs et de qualité. Et malgré le froid glacial de cette année 2012, le public est au rendez-vous, et de plus en plus nombreux.

4e année : « La mise en place de ce qui nous intéresse devrait être faite. Les possibilités se révèlent, on rencontre des problèmes sociaux ou personnels. Il faut oser affirmer la nouvelle tendance, à moins que par peur, on retombe dans la routine. Il faut faire des choix ». Oui et ces choix sont faits avec de nouveaux rendez-vous proposés : séance scolaire, ciné-débat, ciné-conte, ciné-quiz, rencontres professionnelles et une programmation exigeante, pointue et populaire à la fois, avec des films de plus en plus audacieux et originaux qui parlent de faits de société et de la vie de tous les jours à travers la fiction ; des sujets qui font réfléchir, qui font débat, qui font réagir et qui font même polémique parfois et du coup certains films qui défraient la chronique jovacienne (ouh…) comme : Ovo, Ce n’est pas un film de cow-boys, Comme des lapins.

5e année : « Cette période est souvent une dominante de la culmination de la période de sept ans avec un développement conscient de ce qui a été entrepris pendant la troisième année (vous n’avez rien compris, moi non plus). On peut trouver les gens qui manquaient, être leader, trouver un guide (eh ! je l’ai toujours dit me concernant !). Si on n’est pas prêt, ou si on est négatif, l’instinct ou les problèmes matériels peuvent tout détruire ». Euh… alors là pas mieux. Rien d’autre à rajouter. Si ce n’est que cette année-là, hommage au patrimoine cinématographique avec le ciné-nostalgie, le ciné-concert, l’expo sur le cinéma. Passons.

6e année : « On arrive à la culmination de la période de 7 ans. On ressent le besoin de tout lâcher, de sacrifier quelque chose ou quelqu’un… » Euh… il parle de qui là ? Je regarde autour de moi s’il n’y a pas un projecteur qui pourrait me tomber dessus… si on ne voudrait pas se débarrasser de moi… Qui a dit que personne n’était indispensable ? Qui a dit que j’en faisais trop ? Oui bah en attendant, on sait ce qu’on perd, on ne sait pas ce qu’on retrouve, alors, j’y suis, j’y reste ! Bon, je continue. « Donc de sacrifier quelque chose ou quelqu’un, quelle que soit la valeur accordée… » Oui bah merci ! Ça fait toujours plaisir ! « Il faut voir la valeur réelle de ce que l’on a fait jusqu’ici… » Voilà, je ne vous le fais pas dire. « Entrevoir le futur ». Absolument, beaucoup plus de spectateurs, un bouche-à-oreille qui fonctionne de plus en plus, une réputation auprès des professionnels qui grandit inexorablement. Tout comme ma tête, j’ai l’impression ! C’est un peu Cavaillon le mec ! Et en même temps penser à l’avenir, penser à se renouveler.

7e année : « On ressent le besoin de nouvelles phases de développement. C’est maintenant qu’il faut planter les bases du prochain cycle, la semence des sept années suivantes. On a besoin de renouveau et on devrait s’y préparer avec plus de confiance ». C’est vrai, c’est la fin d’un cycle ce dimanche. C’est comme en amour ou dans une relation professionnelle, ça passe ou ça casse. Y aura t-il un nouveau cycle l’année prochaine ? Pour le moment, je ne peux pas répondre à cette question. Mais pour se renouveler, nous aimerions que le festival grandisse, se développe et nous aimerions vous proposer des rendez-vous différents et variés, parallèles aux compétitions de films : des débats, des ateliers cinématographiques, des rencontres professionnelles, des avant-premières, des ciné-concerts, des expositions et bien d’autres. Cette mise en œuvre sera possible, si vous, cher public, chers élus, chers partenaires êtes au rendez-vous, en journée et en soirée. À suivre donc…

Cette année, nous vous proposons 35 films inédits en compétition, sélectionnés sur 907 films reçus en candidatures. Une sélection de films audacieux, novateurs, originaux et de qualité dans laquelle vous allez découvrir des œuvres de genres et d’horizons différents. « L’ombre d’un court Festival, un regard différent sur le 7e art ».

 

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